The two talks we heard yesterday had many common points. First of all, Daniel Raichvarg, whose subject was scientific books for children, as well as Norbert Verdier, who focused on mathematical journals, insisted on the complex networks of authors and illustrators around these books. Jean Macé, Jean-Louis de Lanessan, Camille Flammarion, the major writers who were also responsible for the introduction of science into primary school curriculum, used the services of illustrators who exercised their talents as much in the popular press as in scientific books, such as Emile-Antoine Bayard, Léon Benett, Edouard Riou. For mathematics, Norbert Verdier focused on a few mathematical journals that replaced the correspondances between scientists and the reports of scientific academies as the main channel to communicate new findings. Again, there, he found a circle of collaborating scholars and engravers, specialising in mathematical figures. Mathematical symbols, geometrical figures and charts called for special abilities to be reproduced accurately. In this case, the same engravers were employed, and one publisher had almost a monopoly in France : Bachelier.
The second point that connected the talks was about the types of illustrations produced. If illustrations were generally supposed to be a great part of the attraction of popular science children's books, they were very much connected to athe favoured style of narrative: the little moralising story intended to influence the readers' behaviour. Most popular books on science aimed at developing the child's interest for concrete science, in order to convince him/her of the necessity to work hard, and always ended on a moral note. Daniel Raichvarg also pointed to the legacy of the plates from the Encyclopédie as templates for design. On the other hand, in the case of mathematical journals, the audience was totally different, and the number of illustrations was in fact reduced, which suggests that when the audience becomes more specialised, the need for images decreases. Norbert Verdier even quoted notes in which the readers were invited to draw the figures themselves.
Finally, both of them invited new research in their respective domains, concentrating on unanswered questions about the practice of engravers, typographers, translators, teachers...These people Norbert Verdier called "the invisible" or the unseen, were very much at the heart of the diffusion of mathematical knowledge, and the same can be said of countless unacknowledged popularisers of science in the nineteenth century.
Les deux interventions que nous avons écoutées hier avaient plusieurs points communs. En premier, Daniel Raichvarg, qui nous a parlé des livres scientifiques pour enfants, aussi bien que Norbert Verdier, qui s'est concentré sur les journaux mathématiques, ont insisté sur les réseaux complexes d'auteurs et d'illustrateurs de ces ouvrages. Jean Macé, Jean-Louis de Lanessan, Camille Flammarion, les principaux auteurs qui furent aussi à l'origine de l'introduction des sciences dans les programmes de l'école primaire, employèrent des illustrateurs qui exercèrent leurs talents aussi bien dans la presse populaire que dans les ouvrages scientifiques, comme Emile-Antoine Bayard, Léon Benett, Edouard Riou. Dans le cas des mathématiques, Norbert Verdier a surtout travaillé sur un petit nombre de journaux mathématiques qui remplacèrent, pour faire connaître les travaux récents, les correspondances entre savants et les comptes rendus des académies des sciences. Là aussi, il a trouvé un cercle de collaborateurs, chercheurs, et graveurs, spécialisés dans les figures mathématiques. Les symboles mathématiques, les dessins géométriques, et les tableaux exigeaient des compétences particulières pour permettre des reproductions fidèles. Dans ce cas, les mêmes graveurs étaient utilisés, et un éditeur avait presque le monopole de l'édition mathématique en France: Bachelier.
Le deuxième point de rencontre entre les deux interventions concernaient les illustrations en elles-mêmes. Si on pensait en général que les illustrations constituaient une part importante de l'attrait des livres scientifiques pour enfants, elles étaient en étroit rapport avec le type de narration privilégiée, c'est-à-dire l'historiette moralisante destinée à influencer les comportements de l'enfant. La plupart des livres scientifiques pour enfants se devaient de développer l'intérêt concret des sciences pour l'enfant, pour le convaincre de la nécessité de travailler dur, et aboutissaient donc à un discours moralisateur. Daniel Raichvarg mit aussi en avant les planches de l'Encyclopédie qui furent longtemps un modèle pour les graveurs. Inversement, dans le cas des journaux mathématiques, le public était totalement différent, et le nombre d'illustrations en fait assez réduit, ce qui laisse à penser qu'au fur et à mesure que le lectorat se spécialise, le besoin d'illustrations décroît. Norbert Verdier cita même des notes de journaux dans lesquelles les lecteurs eux-mêmes étaient invités à dessiner les figures.
Enfin, tous deux invitèrent à continuer les recherches dans leurs domaines respectifs, en se concentrant sur des questions encore sans réponse à propos de la pratique des graveurs, typographes, traducteurs, enseignants...Ceux que Norbert Verdier nomment "les invisibles" furent au coeur même de la diffusion du savoir mathématique, et on peut en dire autant des innombrables vulgarisateurs des sciences au dix-neuvième siècle.
News from the scientific illustration seminar series at the University of Burgundy, Dijon, France * Des infos sur la série de séminaires sur l'illustration scientifique à l'université de Bourgogne
NEXT SEMINAR JUNE 7/PROCHAIN SEMINAIRE LE 7 JUIN
The topic for our next seminar is about popularisation of science through images, especially in the publishing business in the nineteenth century. Our first guest, Norbert Verdier, teaches mathematics and history of science in Cachan, and has published a biography of mathematician Evariste Galois (Galois, le mathématicien maudit, Belin, 2011). Here is the link to his blog, which includes lots of mathematical puzzles.
http://norbert.verdier.over-blog.com/
He will talk about the engraving of geometrical figures. Our second speaker, Daniel Raichvarg, from the University of Burgundy, is a specialist of scientific popularisation, particularly in the field of education. He will talk about scientific images in children's books in the nineteenth century.
This seminar will be in French, and as usual, everybody is welcome (Maison des Sciences de l'Homme, salle de séminaire, 10.15 on Friday June 7th). Here is the poster:
http://norbert.verdier.over-blog.com/
He will talk about the engraving of geometrical figures. Our second speaker, Daniel Raichvarg, from the University of Burgundy, is a specialist of scientific popularisation, particularly in the field of education. He will talk about scientific images in children's books in the nineteenth century.
This seminar will be in French, and as usual, everybody is welcome (Maison des Sciences de l'Homme, salle de séminaire, 10.15 on Friday June 7th). Here is the poster:
Le thème de notre prochain séminaire sera la vulgarisation des sciences par l'image, en particulier dans le monde de l'édition au dix-neuvième siècle. Notre premier invité, Norbert Verdier, enseigne les mathématiques et l'histoire des sciences à Cachan. Il a publié une biographie du mathématicien Evariste Galois (Galois, le mathématicien maudit, Belin, 2011). Voici un lien vers son blog qui contient de nombreuses énigmes mathématiques.
Il nous parlera de la gravures des figures de géométrie. Notre deuxième intervenant, Daniel Raichvarg, de l'université de Bourgogne, est un spécialiste de la vulgarisation des sciences, surtout en ce qui concerne le domaine de l'éducation. Il nous parlera des images scientifiques dans les livres pour enfants au dix-neuvième siècle.
Ce séminaire sera en français, et l'entrée est libre ((Maison des Sciences de l'Homme, salle de séminaire, 10h15 vendredi 7 juin). Voyez l'affiche ci-dessus.
IBRIDE BUFFON
A strange exhibition in Montbard: fashion designers have been invited to present their bizarre animal furniture alongside the Musée Buffon's permanent exhibits in celebration of Buffon and his natural history. Some items are fascinating, others very close to kitsch. Something unusual anyway, worth a visit!
The exhibition is open from Wednesday to Sunday (10-12 and 2-6) until September 29th - Free entrance.
More info on IBRIDE/BUFFON
Une étrange exposition à Montbard: des créateurs de mode ont été invités à présenter leurs bizarres meubles-animaux aux côtés des collections permanentes du Musée Buffon pour célébrer Buffon et son histoire naturelle. Certaines oeuvres sont fascinantes, d'autres s'approchent dangereusement du kitsch. C'est en tout cas quelque chose d'inhabituel qui vaut le détour!
L'expo est ouverte du mercredi au dimanche (10-12h et 14-18h) jusqu'au 29 septembre. Entrée gratuite.
Plus d'infos sur IBRIDE/BUFFON
The exhibition is open from Wednesday to Sunday (10-12 and 2-6) until September 29th - Free entrance.
More info on IBRIDE/BUFFON
Une étrange exposition à Montbard: des créateurs de mode ont été invités à présenter leurs bizarres meubles-animaux aux côtés des collections permanentes du Musée Buffon pour célébrer Buffon et son histoire naturelle. Certaines oeuvres sont fascinantes, d'autres s'approchent dangereusement du kitsch. C'est en tout cas quelque chose d'inhabituel qui vaut le détour!
L'expo est ouverte du mercredi au dimanche (10-12h et 14-18h) jusqu'au 29 septembre. Entrée gratuite.
Plus d'infos sur IBRIDE/BUFFON
UNIVERSAL IMAGES?/IMAGES UNIVERSELLES?
Yesterday's seminar was particularly interesting. Phil McGregor, who teaches journalism at the university of Bournemouth took as the starting-point of his talk the idea that images are a BRIDGE between scientists and the public, and questioned whether images were appreciated because of their news value, objectivity or whether another criterion, that of aesthetics, was to be taken into account. He connected the present astronomical sublime to earlier forms of the sublime, drawing on the works of James Elkins and Lisa Parks. He also gave us a very good insight into the making of those images, used by NASA as PR elements in their campaign to raise funds. For instance, the images from the Hubble telescope are all in black and white and coloured by image creators to give a certain view to the public. Their titles are also eloquent - such as the famous Pillars of creation (below).
Le séminaire d'hier était particulièrement intéressant. Phil McGregor, qui enseigne le journalisme à l'université de Bournemouth, a pris pour point de départ de son intervention l'idée que les images servent de PONT entre les scientifiques et le public, et il s'est interrogé sur la raison de l'appréciation de ces images d'astronomie: vient-elle de leur valeur en tant qu'information? de leur objectivité? Ou bien ne doit-on pas ajouter un autre critère, celui de l'esthétique? Il a relié le sublime astronomique contemporain à des formes antérieures de sublime, s'appuyant sur les travaux de James Elkins et Lisa Parks. Il nous a donné aussi une bonne idée de la façon dont ces images sont fabriquées, et utilisées par la NASA dans leurs campagnes de relations publiques destinées à trouver des fonds. Ainsi, les images prises par le télescope Hubble sont en noir et blanc et colorées de certaines façons par des créateurs d'images qui donnent ainsi une certaine version des choses au public. Les titres choisis sont aussi très parlants - comme le fameux Pillars of creation, ci-dessus.
Basak Aray, who is currently studying for her PhD in Paris introduced us to the work of Otto Neurath and the Vienna Circle. Her talk was structured around an explanation of the ideology behind the isotypes created by Neurath, how they allow basic, simple, factual information to be conveyed, and exclude (or intend to exclude) anything emotional, subjective, or metaphysical, by the use of serialization, stereotypes and simplification. A comparison of different ways of illustrating data made it clear that isotypes are much more efficient in conveying data than other forms of representations (charts/pies, etc). She ended her talk with a comparison of isotypes and simplified languages (Basic English and Interglossa), which was extremely interesting for us as English teachers. Neurath's ideas seem now very dated, but at the same time, isotypes are still all around us, though they have been genrally updated.
Basak Aray, qui fait sa thèse actuellement à Paris, nous a présenté les travaux d'Otto Neurath et du Cercle de Vienne. Sa présentation s'articulait sur une explication de l'idéologie qui a présidé à la création des isotypes par Neurath, comment ils permettaient de traduire des informations de base, simples et factuelles, en excluant (ou en prétendant exclure) tout ce qui relevait de l'émotionnel, du subjectif, du métaphysique, grâce à l'utilisation des séries, des stéréotypes et par la simplification. En comparant les différents moyens d'illustrer des données, elle a montré que les isotypes étaient plus efficaces que d'autres types de représentations pour illustrer des faits (comme des camemberts/graphiques...). Elle a terminé sa présentation par une comparaison des isotypes avec les langages simplifiés (Basic English et Interglossa), ce qui nous a paru extrêmement intéressant à nous en tant que professeurs d'anglais. Les idées de Neurath semblent aujourd'hui démodées, mais les isotypes sont encore partout autour de nous, même s'ils ont souvent été adaptés au goût du jour.
Le séminaire d'hier était particulièrement intéressant. Phil McGregor, qui enseigne le journalisme à l'université de Bournemouth, a pris pour point de départ de son intervention l'idée que les images servent de PONT entre les scientifiques et le public, et il s'est interrogé sur la raison de l'appréciation de ces images d'astronomie: vient-elle de leur valeur en tant qu'information? de leur objectivité? Ou bien ne doit-on pas ajouter un autre critère, celui de l'esthétique? Il a relié le sublime astronomique contemporain à des formes antérieures de sublime, s'appuyant sur les travaux de James Elkins et Lisa Parks. Il nous a donné aussi une bonne idée de la façon dont ces images sont fabriquées, et utilisées par la NASA dans leurs campagnes de relations publiques destinées à trouver des fonds. Ainsi, les images prises par le télescope Hubble sont en noir et blanc et colorées de certaines façons par des créateurs d'images qui donnent ainsi une certaine version des choses au public. Les titres choisis sont aussi très parlants - comme le fameux Pillars of creation, ci-dessus.
Basak Aray, who is currently studying for her PhD in Paris introduced us to the work of Otto Neurath and the Vienna Circle. Her talk was structured around an explanation of the ideology behind the isotypes created by Neurath, how they allow basic, simple, factual information to be conveyed, and exclude (or intend to exclude) anything emotional, subjective, or metaphysical, by the use of serialization, stereotypes and simplification. A comparison of different ways of illustrating data made it clear that isotypes are much more efficient in conveying data than other forms of representations (charts/pies, etc). She ended her talk with a comparison of isotypes and simplified languages (Basic English and Interglossa), which was extremely interesting for us as English teachers. Neurath's ideas seem now very dated, but at the same time, isotypes are still all around us, though they have been genrally updated.
Basak Aray, qui fait sa thèse actuellement à Paris, nous a présenté les travaux d'Otto Neurath et du Cercle de Vienne. Sa présentation s'articulait sur une explication de l'idéologie qui a présidé à la création des isotypes par Neurath, comment ils permettaient de traduire des informations de base, simples et factuelles, en excluant (ou en prétendant exclure) tout ce qui relevait de l'émotionnel, du subjectif, du métaphysique, grâce à l'utilisation des séries, des stéréotypes et par la simplification. En comparant les différents moyens d'illustrer des données, elle a montré que les isotypes étaient plus efficaces que d'autres types de représentations pour illustrer des faits (comme des camemberts/graphiques...). Elle a terminé sa présentation par une comparaison des isotypes avec les langages simplifiés (Basic English et Interglossa), ce qui nous a paru extrêmement intéressant à nous en tant que professeurs d'anglais. Les idées de Neurath semblent aujourd'hui démodées, mais les isotypes sont encore partout autour de nous, même s'ils ont souvent été adaptés au goût du jour.
NEW PUBLICATION/NOUVELLE PUBLICATION
I would like to announce the publication of L'image dans le texte scientifique (l'Harmattan), a collection of essays in French, edited by David Banks. It includes Richard Somerset's work on Arabella Buckley. He came to Dijon in January 2012 to talk about her, and I am pleased to see his work has been published. Here is a list of the essays:
Ghislaine Lozachmeur : La place des éléments iconographiques dans un traité de médecine : Les oeuvres d'Ambroise Paré, 1585.
David Banks : Les premiers images de la revue scientifique : Les Philosophical Transactions, 1665-1670.
Richard Somerset : Raconter l'évolution en images : la vulgarisation d'Arabella Buckley.
Maris Giulia Dondero : Le rapport entre texte et image dans la littérature de l'astrophysique. Le cas des trous noirs.
Vincent Bontems : Le rôle des images des nanotechnologies (à l'intérieur et hors du champ scientifique).
Thomas de Vittori : De la Géométrie sans figure, est-ce possible ? L'exemple de la Caractéristique Géométrique de G.W. Leibniz.
Aurélie Lathene-Da Cunha : L'image de vulgarisation scientifique : essai de typlogie.
Alberto Cambrosio, Daniel Jacobi & Peter Keating : De la figurabilité des concepts immunologiques à leur figement dans les manuels universitaires : principes de textbookisation.
Frédérique Mengard : L'image dans Versuch, die Metamorphose der Pflanzen zu erkalären de Johann Wolfgang Goethe, entre esthétique et demonstratio ad oculos.
Mohamed Saki : Approche multimodal de deux discours de prévention du cancer du sein.
Luc Desnoyers : Diversité des relations image-texte dans des périodiques scientifiques : une approche quantitative.
Florence Le Priol : Un outil de filtrage automatique des éléments non textuels et de leurs commentaires.
Marion Colas Blaise : Comment fonctionne le texte de vulgarisation polymédial ? Eléments pour une approche sémio-linguistique du rapport texte/image dans le dépliant touristique.
Anca Pascu : L'image dans les textes de mathématiques - point de vue épistémologique ; sur deux textes d'Henri Poincaré et de Jacques Hadamard.
Je voudrais annoncer la sortie de L'image dans le texte scientifique (l'Harmattan), un recueil d'articles en français, dirigé par David Banks. L'ouvrage contient un article de Richard Somerset sur Arabella Buckley. Il était venu à Dijon nous parler d'elle en janvier 2012, et je suis heureuse de voir que son travail a maintenant paru. La table des matières se trouve ci-dessus.
Ghislaine Lozachmeur : La place des éléments iconographiques dans un traité de médecine : Les oeuvres d'Ambroise Paré, 1585.
David Banks : Les premiers images de la revue scientifique : Les Philosophical Transactions, 1665-1670.
Richard Somerset : Raconter l'évolution en images : la vulgarisation d'Arabella Buckley.
Maris Giulia Dondero : Le rapport entre texte et image dans la littérature de l'astrophysique. Le cas des trous noirs.
Vincent Bontems : Le rôle des images des nanotechnologies (à l'intérieur et hors du champ scientifique).
Thomas de Vittori : De la Géométrie sans figure, est-ce possible ? L'exemple de la Caractéristique Géométrique de G.W. Leibniz.
Aurélie Lathene-Da Cunha : L'image de vulgarisation scientifique : essai de typlogie.
Alberto Cambrosio, Daniel Jacobi & Peter Keating : De la figurabilité des concepts immunologiques à leur figement dans les manuels universitaires : principes de textbookisation.
Frédérique Mengard : L'image dans Versuch, die Metamorphose der Pflanzen zu erkalären de Johann Wolfgang Goethe, entre esthétique et demonstratio ad oculos.
Mohamed Saki : Approche multimodal de deux discours de prévention du cancer du sein.
Luc Desnoyers : Diversité des relations image-texte dans des périodiques scientifiques : une approche quantitative.
Florence Le Priol : Un outil de filtrage automatique des éléments non textuels et de leurs commentaires.
Marion Colas Blaise : Comment fonctionne le texte de vulgarisation polymédial ? Eléments pour une approche sémio-linguistique du rapport texte/image dans le dépliant touristique.
Anca Pascu : L'image dans les textes de mathématiques - point de vue épistémologique ; sur deux textes d'Henri Poincaré et de Jacques Hadamard.
Je voudrais annoncer la sortie de L'image dans le texte scientifique (l'Harmattan), un recueil d'articles en français, dirigé par David Banks. L'ouvrage contient un article de Richard Somerset sur Arabella Buckley. Il était venu à Dijon nous parler d'elle en janvier 2012, et je suis heureuse de voir que son travail a maintenant paru. La table des matières se trouve ci-dessus.
MAY 24 POSTER/AFFICHE POUR LE 24 MAI
Here is the poster for our next seminar, a combination of Otto Neurath's isotypes and a view of outer space - since our topic will be "Universal images?" With our two speakers, Basak Aray and Phil MacGregor, we are going to wonder about the value of images in these different scientific domains.
Voici l'affiche de notre prochain séminaire, qui combine les isotypes d'Otto Neurath et une vision de l'espace intersidéral - car notre sujet sera "Images universelles?" Avec nos deux intervenants, Basak Aray et Phil MacGregor, nous nous interrogerons sur la valeur des images dans ces différents domaines de la science.
CALL FOR PAPERS/APPEL A COMMUNICATION CLERMONT-FERRAND
A conference entitled Learned Societies and Academies, Travel and Travellers, Exploration and Explorers 1600-1900 is planned for November 15/16 in Clermont-Ferrand. Proposals must be sent before June 30th to the organiser.
CALL FOR PAPERS 15-16 November 2013
Un intéressant colloque sur Les sociétés et académies savantes, Voyages et voyageurs, Explorations et Explorateurs 1600-1900 se tiendra à Clermont-Ferrand les 15 et 16 Novembre. Les propositions doivent parvenir à l'organisatrice pour le 30 juin.
CALL FOR PAPERS 15-16 November 2013
Clermont-Ferrand
Sandhya Patel
Département d’anglais, Université
Blaise Pascal, Clermont Ferrand
EHIC (Espaces Humains et interactions
culturelles)
Learned
societies and academies, sometimes royal, have been understood as pan-European
cultural phenomena with humanist antecedents originating in the Renaissance
period.[1]
These groups variously developed into institutions responding to political or
social pressures whilst promoting learning and knowledge. In all cases, the
societies and academies in question developed particularly close relationships
with travel and travellers of all kinds who were considered as significant
conduits for epistemological progress.
Recent research on travel
instructions in scholarly journals published by these societies and academies
has demonstrated this reliance on and possible direct rule of,
travel/exploration and travellers/explorers.[2]
Thus, a study of the representation within these periodicals of travel and
travellers/explorers, who engage in a
“science” defined as “[...] the
temporal/spatial completion of human history”[3] and
the “source of ‘philosophical and secular knowledge”[4]
seems a particularly fruitful avenue of research if we are to better understand
the discursive power of learned groups.
In her study of the Americas,
Heurta discusses the intellectual networks which progressively developed into
learned societies creating more widely-recognised channels of knowledge
accumulation, transfer and circulation. She considers these groups as building
a form of erudite sociability which found expression within scholarly
periodicals. These latter became the major vectors in the construction of
discourse. She posits a correlation between the degrees of authority these
publications exercised and technological advances such as mechanisation in
printing processes. Heurta focuses primarily on 19th century French
periodicals while this conference will take a wider approach and focus on
discourses on travel and exploration within European journals from 1600
onwards.
How did directors, editors, individual authors
and artists represent travel and travellers within these journals? Can we
identify the construction of a specific discourse according to place of
publication or period? Withers[5]
suggests a “taxonomy” relating to European societies and academies but this
categorisation does not seem to preclude internal and international differences
in terms of ideological and discursive positioning. Withers points to
fundamental divergence between groups established in protestant maritime
countries with relatively democratic political structures and those in Catholic
states operating within more restrictive, authoritarian regimes. A comparative
approach with these characteristics in mind may prove productive in generating
questions as to whether travel and travellers, exploration and explorers were represented
as mechanisms of empire and expansion, whether they inspired confidence or bred
caution and how these representations changed and evolved over time. Are there
identifiable links between fluctuating political contexts and representations?
How and when does the traveller/explorer acquire “professional” status?
The
conference will be held in Clermont-Ferrand on the 15th and 16th
November, 2013 during the Rendez-vous du
Carnet de Voyage festival. Limited funding is available. One-page abstracts or panel proposals should
be submitted to the conference convenor by email at sandhya.patel@univ-bpclermont.fr by June 30th. Notification of paper/panel acceptance by July 31st 2013.
[1] James E. McClellan. “Learned Societies.” Encyclopedia of the Enlightenment.
Ed. Alan Charles Kors. Oxford
University Press: 2002, 2005 (e-reference
edition). http://www.oxford-enlightenment.com/entry?entry=t173.e388
[2] J. Hayden, Travel Narratives, the
New Science and Literary Discourse, 1569-1750, London : Ashgate, 2012.
[3] Johannes Fabian. Time and the
Other. Columbia University Press: 2002, p.146
[4] Ibid., p. 6.
[5] Charles W. J. Withers. Placing the Enlightenment: Thinking
Geographically about the Age of Reason. University of Chicago Press: 2007.
pp.68-70.
Un intéressant colloque sur Les sociétés et académies savantes, Voyages et voyageurs, Explorations et Explorateurs 1600-1900 se tiendra à Clermont-Ferrand les 15 et 16 Novembre. Les propositions doivent parvenir à l'organisatrice pour le 30 juin.
APPEL A COMMUNICATIONS 15 et 16 novembre 2013
Clermont-Ferrand
Sandhya Patel
Département d’anglais
Université Blaise Pascal
Clermont Ferrand
EHIC (Espaces Humains et interactions culturelles)
Les sociétés et académies savantes, parfois royales, phénomènes culturels[1] paneuropéens, ont entretenu des rapports privilégiés avec les voyageurs. Périples maritimes, expéditions et traversées terrestres, explorations fluviales, ont tous été considérés comme source inépuisable de connaissances. Les travaux récents (voir Hayden par exemple[2]) sur les instructions de voyage publiées à partir de 1665 dans la revue de la Royal Society, Philosophical Transactions, font état de cette préoccupation des sociétaires, de canaliser et maîtriser les propos et les comportements du voyageur pour lui permettre de fournir des données exploitables aux philosophes naturels.
Huerta,[3] dans le cas particulier de l’outre-Atlantique, souligne que « les revues savantes peuvent être considérées comme des vecteurs majeurs » de la démarche exploratrice et discursive : en effet « … l’importance de l’édition de revues est à la fois liée à l’évolution des techniques de reproduction, à la mécanisation des presses à imprimer mais aussi au développement d’une sociabilité érudite contenue par les sociétés dites savantes : « […] de grandes institutions scientifiques comme les académies ont vu le jour aux XVIIe et XVIIIe siècles avant que n’apparaisse au début du XIXe siècle une forme nouvelle d’association dont l’action commune n’aura d’autre ambition que celle de ‘cultiver les sciences’ ». Tandis que Huerta centre son étude détaillée sur le XIXe siècle, nous nous intéresserons plus largement lors de ce colloque aux discours sur le voyage et le voyageur que relayaient les directeurs de publication, les auteurs d’articles et les artistes dans les revues spécialisées publiées entre 1600 et 1900.
Withers[4] propose une typologie des sociétés et académies savantes européennes mais précise que ces collectivités étaient tout de même singulières en termes de positionnements idéologique et discursif. Des différences fondamentales séparaient des associations créées dans des pays maritimes, protestants et « démocratiques », de celles des régions catholiques possédant des régimes politiques plus autoritaires. Se fondant sur les caractéristiques de Withers et dans une perspective comparative, nous pourrons aborder les questions suivantes : comment le voyage et l’exploration sont-ils représentés dans ces publications ? Sont-ils signalés comme étant des outils d’empire et d’emprise ? Le voyageur et l’explorateur inspirent-t-ils confiance et/ou méfiance ? Peut-on identifier une évolution dans les représentations et tisser des liens entre ces mutations et les contextes politiques fluctuants? Les approches au voyage diffèrent-elles selon le pays et les structures organisatrices mises en place ? A quel moment le voyageur devient-il un « professionnel » de la connaissance?
Ce colloque aura lieu dans le cadre du 14ème Rendez-vous du Carnet de Voyage le 15 et le 16 novembre 2013 à Clermont-Ferrand. Des propositions de communication ou d’atelier (une page A4) sont à envoyer avant le 30 juin à sandhya.patel@univ-bpclermont.fr. Un projet de publication (en anglais) sera soumis à une sélection de maisons d’édition en Grande-Bretagne.
[1] Voir Chaline Jean-Pierre. « Les sociétés savantes en Allemagne, Italie et Royaume-Uni à la fin du XIXe siècle. » Histoire, économie et société, n°1, 2002. pp. 87-96.
[2] J. Hayden, Travel Narratives, the New Science and Literary Discourse, 1569-1750, London : Ashgate, 2012.
[3] Voir Mona Huerta. « Le voyage aux Amériques et les revues savantes françaises au XIXème siècle. » In Michel Bertrand et Laurent Vidal, A la redécouverte des Amériques. Les voyageurs européens au siècle des indépendances. Toulouse : Presse Universitaires du Mirail, 2002. pp. 73-97.
[4] Charles W. J. Withers. Placing the Enlightenment: Thinking Geographically about the Age of Reason. University of Chicago Press: 2007. pp.68-70.
[4] Charles W. J. Withers. Placing the Enlightenment: Thinking Geographically about the Age of Reason. University of Chicago Press: 2007. pp.68-70.
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